mercredi 19 septembre 2012

La mort serait définitive si l'être était exclusif. L'être présente la caractéristique d'être autant environné de malléable que de fini. La mort sanctionne le fait que pour accéder à la totalité, le réel a besoin de proposer un donné fini, qui est fractionné du point de vue de l'existence, parce que quand on est, on n'a pas accès au malléable. La mort sanctionne la finitude de l'être. L'éternité implique que la vie ne soit pas la reprise de la vie sensible en une vie qui serait à la fois singulière et éternelle. Au contraire, l'éternité signale que ce qui perdure est lié à toutes les autres parties de réel et en particulier à la dimension malléable à laquelle l'étant n'a pas accès. L'éternité implique un changement de forme, qui contredit la vie singulière éternelle du monothéisme ou la réincarnation du polythéisme (comme l'hindouisme). 
Le plus fort est le plus désirant : le domaine qu'il institue, le donné, est exclusif, à la différence du réel, qui associe au fini le malléable.
Le réel présente la propriété principale d'être - consécutivement adaptable.

mardi 18 septembre 2012

Le donné se trouve privé du pouvoir d'extensibilité, d'adaptabilité et de malléabilité qui lui permet de perdurer.

vendredi 14 septembre 2012

L'unité va de pair avec l'unicité : la preuve que le réel est unique dans le sens de l'ordre, c'est que l'effet est unique quand la cause est multiple. Cette observation va de pair avec la théorie de la contradiction qui pour se résoudre tourne en création d'ordre non-contradictoire. L'unité est création, tandis que l'unicité est son effet. L'unité permet la pérennité, tandis que la multiplicité revient à promouvoir la contradiction non viable, comme le veut la théroie des multivers (les sciences irrationalistes vendent de la contradiction).

dimanche 9 septembre 2012

La différence entre le néanthéisme et le nihilisme, c'est que le nihilisme conçoit le réel comme être fini; quand le néanthéisme conçoit le réel comme être fini nimbé de malléable.

vendredi 7 septembre 2012

Il existe une pose esthétisante estimant que l'art serait la fin des valeurs (depuis Schopenhauer et Nietzsche). L'art avant les Lumières se trouvait au service du religieux. Les Lumières instaurent l'avènement de l'immanentisme sous couvert de libéralisme et de kantisme (la rénovation de la métaphysique est le masque de la prise de pouvoir immanentiste). L'art acquiert une suprématie dans la mesure où il se placerait au service de lui-même : le but véritable étant de valoriser ce qui n'est pas rationnel. Dans ce cadre, la philosophie est d'autant plus valorisée qu'elle est irrationaliste. Schopenhauer pose en maître de l'absurde (davantage que du pessimisme). Spinoza avant lui passe pour un rationaliste fervent apologue de la géométrie, alors que toute sa philosophie répète que la substance est incréée : l'on ne peut rationaliser le réel. 
Dans cette optique, l'art sert l'irrationalisme en favorisant un langage symbolique, qui ne soit pas rationaliste. Au contraire, dans le néanthéisme, la philosophie exprime le religieux, au sens où ce dernier passe du prophétisme au rationalisme. La promotion d'Internet va à l'encontre de l'art irrationaliste. Internet promeut l'élargissement de la rationalisation et, s'il rétablit l'expression artistique au service du rationalisme, il change le statut du religieux (le néanthéisme) et de la philosophie. 
Loin de se rapporter au positivisme, la philosophie rejette le factualisme et prône l'interprétation comme possibilité de la connaissance. Il est ardu, mais possible de connaître. La philosophie prend acte de la mutation de la connaissance, qui en physique s'ancre sur l'espace; en technique sur Internet; et en religion transforme le statut du divin : Dieu n'est plus dans le prolongement, mais dans l'enversion. La philosophie devient l'expression religieuse.